retour à la page d'accueil Février 2009 

                                                                                                                Février au Kerkennah - Kathy et Olivier

   CATHY                           PORT

 

Aslema,

Nous sommes basés sur le port de Kraten depuis déjà plus de 15 jours. Nous y resterons certainement une ou deux semaines de plus.

En effet Kraten situé à l’extrémité Nord Est de cet ensemble d’îles est un excellent petit port de petite pêche bien protégé des vents dominants d’hiver Ouest /Sud Ouest.

Le bateau est donc particulièrement à l’abri de tout clapot.

L’activité y est modérée garantissant un séjour reposant.

Sur le port on trouve une petite épicerie, un café, le bureau du port, le bureau de la garde nationale (pour la surveillance).

Une large cale inclinée est utilisée par un petit chantier naval traditionnel pour les embarcations toutes en bois.

Le village se trouve lui à 1,5 km distance raisonnable à pied, et l’on y trouve épiceries, publiphone et bureau de poste.

Les Kerkennah sont des terres très plates, entourées par des bancs de faible profondeur de 2 à 4 m (jusqu’à 15 milles au large).

Les rivages se relèvent très doucement sur des fonds sableux ou rocheux, les parties sableuses, rectilignes sont parsemées de massifs circulaires de bruyère maritime dont la hauteur ne dépasse pas 20 cm.

La marée d’une amplitude maximum de 1,50 m pénètre par endroit les terres assez loin.

Vers le village, le sol en se redressant légèrement devient plus terreux et plus caillouteux ; quelques palmiers y subsistent alors qu’ils sont beaucoup plus nombreux vers le centre de l’île qui est également plus vert.

L’économie locale est orientée sur la pêche aux mulets (filet) la pêche aux poulpes, la pêche des éponges de mer et au printemps la pêche à la crevette vers les eaux de Djerba.

La pêche aux poulpes se pratiquent de façon très particulière, alors qu’à La Louetta (sur le continent) sont utilisées des petites jarres, ici ils utilisaient de façon ancestrale la pierre calcaire creusée et de façon plus récente « la pierre en ciment » plus pêchant.

Ces pierres en ciment d’un poids de 10 à 15 kg sont des cylindres creux de 20 cm de diamètre, hautes de 35 cm, elles sont réalisées par moulage sur des boîtes de conserve de 5 kg.

Les parois du cylindre faisant facilement 5 cm d’épaisseur d’où le poids. Ces « pierres » sont chargées sur des barques de 8 à 9 m pour être immergées sur les bancs, où elles restent à demeure.

Les barques traînant deux petits canots (canota) vont effectuer la récolte de la manière suivante : le pêcheur sur le canota à l’aide d’une perche de 4 à 5 m équipée d’un crochet métallique à une de ses extrémités, redresse la pierre, sonde avec le crochet de sa perche l’intérieur de la pierre.

Une résistance molle lui indique la présence d’un poulpe qu’il crochète alors avec sa perche.

Cette perche sert également de gaffe voir de perche de propulsion dans les très faibles fonds, à la méthode des gondoliers vénitiens.

Les pierres sont relevées de temps à autre à l’aide de la perche au prix d’effort dorsaux lombaires éprouvants.

Cependant le prix du poulpe est intéressant (8 dinars le kg contre 1 dinar le kg de sardines et 3 dinars le kg de mulets (1 dinar = 0,6 euros).

La pêche aux éponges se pratique sur les bancs à l’aide de longues perches équipées de trident, celles-ci sont arrachées du fond.

Elles ont alors un aspect noir et rêche. Elles seront lavées rincées pressées tapotées pour devenir souples et marron clair.

Les autres ressources de l’île sont l’agriculture : (blé, oliviers, dattes) et le tourisme local (gens de Sfax) national et international.

La fréquentation touristique est bien sûre faible en février.

Les hôtels de luxe et autres clubs de vacances sont encore très discrets (secteur de Sidi Frech).

Les résidences secondaires de tunisiens sont beaucoup plus nombreuses.

El Kraten reste cependant épargné par cette plaie.

L’ambiance y est campagnarde, clanique (familles à nombreuses ramifications) et villageoise.

Bislema

Cathy Olivier

 

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Tunisie – Régions : Saison de la pêche aux poulpes dans le gouvernorat de Médenine

(Le gouvernorat de Médenine (ولاية مدنين), créé le 21 juin 1956, est l'un des 24 gouvernorats de la Tunisie. Il est situé dans le sud-est du pays, à la frontière tuniso-libyenne, et couvre une superficie de 8 588 km² (soit 5,2 % de la superficie du pays). Il abrite une population de 443 700[1] habitants. Son chef-lieu est Médenine.)

La saison de la pêche aux poulpes se poursuit dans le gouvernorat de Médenine, une activité exercée par 700 marins-pêcheurs sur 400km de côtes et mobilise près de 150 embarcations.

Les ports de Lektef, Houmet Souk et Zarzis ont enregistré jusqu'ici 200 tonnes de poulpes. Les autorités régionales déploient des efforts considérables pour protéger cette espèce et garantir la pérennité de cette activité à travers la lutte contre la pêche anarchique, le renforcement des opérations de contrôle en mer et la sensibilisation des marins-pêcheurs pour qu'ils épargnent les jeunes poulpes de moins de 1Kg.

Outre ses retombées économiques, la pêche aux poulpes recouvre une dimension culturelle dans le gouvernorat de Médenine qui organise chaque année le festival du poulpe à Ben Gherdane marquant le coup d'envoi de la saison de pêche.